Aurélien Bellanger et Kaoutar Harchi
Sans parler des blessé·es
« Cher Aurélien,
Je te remercie pour ta lettre. Elle est très belle. En ce moment, je trouve tout beau car je trouve tout triste. Je ne peux dire ça qu’ici, puisque partout ailleurs ça ne se dit pas. On peut dire beaucoup de chose – comme la colère –, mais cette histoire de la tristesse, elle se dit bien moins. Plus tristement. »
Entre janvier et juin 2025, à l’initiative du média épistolaire « La Disparition », les écrivain·es Kaoutar Harchi et Aurélien Bellanger correspondent par lettres. Avec sincérité et respect, il et elle font connaissance et partagent sur l’actualité chaotique d’un monde contemporain teinté par la montée du fascisme. Se dessinent alors à travers ces courriers des pistes de réflexions sur le rôle de la littérature dans les tumultes d’une époque.
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